DROITS DES FEMMES : Le 08 Mars, de l’origine à nos jours.

Le thème de cette année pour la Journée internationale des femmes (le 8 mars) est « Je suis de la Génération Égalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire ». Le blogueur Lambert Nduwayezu nous parle comment le 8 mars est devenu la Journée Internationale des Femmes.Découverte.


Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits.
La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.
En 1910, Clara Zetkin a proposé la création d’une Journée internationale des femmes pour la première fois dans une conférence internationale des femmes socialistes. Cette femme s’inscrit donc dans une perspective révolutionnaire.
La date n’est pas fixée du coup, ce n’est qu’après 7 ans, en 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.


Jusqu’à nos jours….


Dans les années 70, la date est réinvestie avec le regain féministe et en 1977, la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.


Axée sur l’égalité de sexe, la Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car pour les militants de cette journée, tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, ils auront besoin de la célébrer.
C’est dans cette optique que la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, souligne, dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la femme de cette année ,8 mars, que 2020 est l’année pour l’égalité des sexes et réclame détruire les obstacles persistants à l’égalité des sexes. Et de continuée, nous voulons nous mobiliser afin de mettre fin à la violence basée sur le genre ; nous lançons un appel en faveur de la justice économique et des droits pour toutes et tous ; de l’autonomie corporelle et de la santé sexuelle et reproductive et des droits ; et de l’action féministe pour la justice climatique. Nous voulons utiliser la technologie et l’innovation pour favoriser l’égalité des sexes et le leadership féministe.


Voilà que Margaret Mead avait raison en disant que nous ne pouvons jamais douter qu’un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde ; en fait, cela se passe toujours ainsi. Tant que l’Egalite n’est pas atteinte, le 8 mars reste et restera une journée de lutte.
Juste pour vous femmes visionnaires et révolutionnaires !!

DROITS DES FEMMES : Le 08 Mars, de l’origine à nos jours.

Avec le thème de cette année pour la Journée internationale des femmes (le 8 mars) est « Je suis de la Génération Égalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire ». Le blogueur Lambert Nduwayezu nous parle comment le 8 mars est devenu la Journée Internationale des Femmes.Découverte
Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits.
La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.
En 1910, Clara Zetkin a proposé la création d’une Journée internationale des femmes pour la première fois dans une conférence internationale des femmes socialistes. Cette femme s’inscrit donc dans une perspective révolutionnaire.
La date n’est pas fixée du coup, ce n’est qu’après 7 ans, en 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.
Jusqu’à nos jours…
Dans les années 70, la date est réinvestie avec le regain féministe et en 1977, la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.
Axée sur l’égalité de sexe, la Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car pour les militants de cette journée, tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, ils auront besoin de la célébrer.
C’est dans cette optique que la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, souligne, dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la femme de cette année ,8 mars, que 2020 est l’année pour l’égalité des sexes et réclame détruire les obstacles persistants à l’égalité des sexes. Et de continuée, nous voulons nous mobiliser afin de mettre fin à la violence basée sur le genre ; nous lançons un appel en faveur de la justice économique et des droits pour toutes et tous ; de l’autonomie corporelle et de la santé sexuelle et reproductive et des droits ; et de l’action féministe pour la justice climatique. Nous voulons utiliser la technologie et l’innovation pour favoriser l’égalité des sexes et le leadership féministe.
Voilà que Margaret Mead avait raison en disant que nous ne pouvons jamais douter qu’un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde ; en fait, cela se passe toujours ainsi. Tant que l’Egalite n’est pas atteinte, le 8 mars reste et restera une journée de lutte.
Juste pour vous femmes visionnaires et révolutionnaires !!

Une enfance perdue, un avenir incertain.

Au Burundi plus de 5000 enfants sont dans la rue et le nombre devient de plus en plus croissant. En voulant répondre à la question  » Comment résoudre le problème des enfants de la rue?« , le blogueur  Mugenzi Edgard nous amène a la rencontre de quelques  gamins.

Il est 10h. Le mouvement est vif au marché central de Ngozi, les rayons solaires illuminent les affaires, le ciel est tout bleu, c’est un jour beau. Dans tous les coins du marché, des gamins sillonnent l’endroit. Chacun a ses raisons de s’aventurer dans la rue, mais, tous ont une enfance qui semble perdu.

Ces gamins ont un âge compris entre 6ans et 14 ans, certains sont employés dans le nettoyage des magasins, dans le transport de petits bagages, d’autres vivent du ramassages des déchets , de la mendicité ou dérobent les affaires des passants à la moindre inattention.

L’histoire d’une enfance perdue

La question me taraude encore! pourquoi  autant d’enfant dans les rues? Il sont nés comme les autres, leur enfance est une histoire qu’il vaut mieux oublier  à jamais.

 Connu sous le sobriquet de Kadogo, ainé dans une fratrie de 3 enfants, Omar n’a que 13ans. Délaissé par ses propres parents, il est désormais le père et la mère de ses petits frères :  » Ma mère est parti pour épouser  un autre homme, mon père était ivrogne, ne pouvant s’occuper de nous, il nous a laissé seuls à la maison. Je transporte les bagages pour gagner du pain, mon petit frère ramasse les déchets, le cadet est  mendiant dans les rues de Ngozi. Voila notre vie ».

Eric semble être trop souriant, personne ne peut deviner sa joie de vivre, il n’a que 9ans. Orphelin, son toit est le balcon des magasins:  » J’ai quitté la maison  à l’âge de 7ans, quelques mois après la mort de mon père. Ma mère s’est remariée et j’ai pas pu supporter les ragots et le fouet de son mari, mon choix était de s’enfouir pour sauver ma peau ».

Clovis est attentif, le dialogue lui fait fondre en larmes, son parcours lui a volé son enfance et ses ambitions: « j’aimes l’école, mais j’ai pas eu cette chance. Tous mes parents sont morts, aujourd’hui, je vit avec ma grande mère, pour  avoir de quoi mettre sous les dents je dois venir au marché pour  faire quelques petits travaux et rentrer le soir.

Comme on dit en kirundi » igiti kigororwa kikiri gito », ces enfants qui passent leur enfance dans la rue ne reçoivent aucune forme d’éducation et leur avenir est incertain. Bien qu’il existe des maisons d’accueilles, tous les enfants ne pourront pas y être admis. L’Etat, le parent de tous, doit améliorer et financer  le programme d’évacuation des enfants de la rue. Mais cette question regarde chaque burundais qui a un cœur de charité et de compassion.

Vyerwa vy’Imana ; un paradis en chantier.

Jadis, logis de Dieu. Vyerwa est une cuvette qui coiffe la ville de Ngozi en transit avec Mwumba. Longtemps deserte, elle est actuellement un centre florissant. Des routes goudronnées, le soir des projecteurs s’allument, des buildings se superposent du jour au lendemain, des hôtels beaux à voir surplombent la cité. À la découverte de sa splendeur.

Nous sommes le 14 février. Aucun signe de Saint valentin dans le coin. Je sors de la salle d’examen, soudain un coup de fil me surprenne, c’est mon vieil pote du lycée qui vient de rentrer de la chine ; peut être qu’il s’évade du  corona virus ?  Je rigole ! Tic Tac, je me dépêche pour accueillir mon cher vacancier. Une gorgée après l’autre comme au beaux vieux temps, le fric n’est pas un problème.

22h est déjà passé de quelques minutes, on doit rentrer dormir. Apres le dîner, on se barre vite dans la chambre. Indifférent, je range un peu mes affaires, mon pote reste toujours a la fenêtre ; curieux je me dirige vers lui : « Regardes ! Comme c’est beau à voir », me recommande t-il.

Franchement je n’y accordais pas une grande importance avant. Mais, ce soir, j’ai contemplé la beauté  des lumières qui éclairent cette route de Buye, leurs reflets qui s’éclatent sur les miroirs de ces buildings donnent un aspect splendide au firmament  de la cité.

Vyerwa paradise !

Nous sommes déjà Samedi, il est  14h. Mon ami est impatient de découvrir ce qu’il a vu à travers la fenêtre. Je lui propose une ballade. D’un pas à l’autre on se dirige vers notre destination : « Vyerwa Vy’Imana ».On y est déjà on s’arrête un peu à la station d’essences, pour prendre quelque photos.

Peu à peu, on se dirige vers le marché de Vyerwa, des chantiers importants inondent le lieux, des tracteurs terrassent les terrains, de chaque coté de la route, des buildings poussent dans la terre comme des champignons, un terrain de foot, de basket, des écoles,…de la music, une  ambiance dans les bistrots, le mouvement est vif.

Ainsi, mon ami ne cesse de répéter : «  Waouh ! C’est génial, la dernière fois que je suis venu ici, l’endroit était désert, regarde-moi maintenant ; C’est une grande cité », ça y est, on y est au march éinternational de Vyerwa ; une si grande  forteresse. À ses alentours, on peut s’apercevoir des milliers de chantiers, comme des sortes de stocks, de hangars et magasins.

Comme ce qui commence bien finit bien; vers le chemin de retour, je lui emmène dans un hôtel du coin  construit à la traditionnelle, INARUNYONGA RESSORT, il ne tarda pas a tomber sous son charme : « Non, Incroyable, depuis quand Vyerwa abrite de si jolies hôtels ? », je souris un peu, on  ouvre une bouteille pour étancher la soif. La nuit tombe en pleine blagues et rires ; les projecteurs s’allument, la fraicheur du soir, le calme du milieu, les lumières dans les gazons de l’hôtel agrémentent  notre bière.

La journée bien passée, on vide nos verres et on prend des selfies, puis on rentre.

Vyerwa vy’Imana ; un paradis en chantier.

Jadis logis de Dieu, Vyerwa est une cuvette qui relie Ngozi à Mwumba. Longtemps inoccupé, il est actuellement un centre florissant. Des routes goudronnées, le soir des projecteurs s’allument, des buildings se superposent du jour au lendemain, des hôtels beaux à voir surplombent la cité. À la découverte de cette splendeur.

Nous sommes le 14 février. Aucun signe de Saint valentin dans le coin. Je sors de la salle d’examen, soudain un coup de fil me surprenne, c’est mon vieil pote du lycée qui vient de rentrer de la chine ; peut être qu’il s’évade du  corona virus ?  Je rigole ! Tic Tac, je me dépêche pour accueillir mon cher vacancier. Une gorgée après l’autre comme au beaux vieux temps, le fric n’est un problème.

22h est déjà passé de quelques minutes, on doit rentrer dormir. Apres le dîner, on se barre vite dans la chambre. Indifférent, je range un peu mes affaires, mon pote reste toujours a la fenêtre ; curieux je me dirige vers lui : « Regardes ! Comme c’est beau à voir », me recommande t-il.

Franchement je n’y accordais pas une grande importance avant mais ce soir, j’ai contemplé la beauté  des lumières qui éclairent cette route de Buye, leurs reflets qui s’éclatent sur les miroirs de ces buildings donnent un aspect splendide au firmament  de la cité.

Vyerwa paradise !

Nous sommes déjà Samedi, il est  14h. Mon ami est impatient de découvrir ce qu’il a vu à travers la fenêtre. Je lui propose une ballade. D’un pas à l’autre on se dirige vers notre destination : « Vyerwa Vy’Imana ».On y est déjà on s’arrête un peu à la station d’essences, pour prendre quelque photos.

Peu à peu on se dirige vers le marché international de Vyerwa, des chantiers importants inondent chaque coté de la rue, des tracteurs terrassent les terrains, des buildings en cours de constructions, un terrain de foot, de basket, des écoles,…de la music, une  ambiance dans les bistrots, l’ambiance est vive !

Ainsi, mon ami ne cesse de répéter : «  Waouh ! C’est génial, la dernière fois que je suis venu ici, l’endroit était désert, regarde  moi maintenant ; C’est une grande cité », ça y est, on y est au marché international de Vyerwa ; une si grande  forteresse. À ses alentours, on peut s’apercevoir des milliers de chantiers, comme des sortes de stocks, de hangars et magasins.

Comme ce qui commence bien finit bien; vers le chemin de retour, je lui emmène dans un hôtel du coin  construit à la traditionnelle INARUNYONGA RESSORT, il ne tarda pas a tomber sous son charme : « Non, Incroyable, depuis quand Vyerwa abrite de si jolies hôtels ? », je souris un peu, on  ouvre une bouteille pour étancher la soif. La nuit tombe en pleine blagues et rires ; les projecteurs s’allument, la fraîcheur du soir, le calme du milieu, les lumières dans les gazons de l’hôtel agrémentent  notre bière.

La journée bien passée, on vide nos verres et on prend des selfies, puis on rentre.

Burundi : Entre l’amour et la religion, en quoi puis-je croire le plus ?

« Mon père est pasteur, je suis amoureux de la fille d’un Imam, ni moi, ni ma fiancée, personne n’est soutenue par les siens. Quand je l’ai présenté à ma famille, tout le monde me traitait comme la honte, une scène qui s’est reproduit chez elle quand elle m’a présenté». Devrait-il être si compliqué de fonder une famille avec quelqu’un d’une autre  confession religieuse ?

On dit souvent que l’amour surmonte tout, mais quand on n’est pas courageux, plusieurs facteurs finissent par nous séparer de ceux qu’on aime : « On est ensemble depuis le lycée, on s’aime énormément et notre souhait a été toujours de fonde une famille. Quand je l’ai présenté, tout le monde me traiter comme la honte de la famille, une scène qui s’est reproduit chez elle quand elle ma présenté» ; regrette le jeune homme.

Malgré le désaccord avec leurs familles, le jeune couple ne veut jamais baisser les bras : « On savait depuis le début que ce moment devrait arriver, pour nous, la religion n’est pas un problème, c’est très regrettable que nos familles soient un obstacle pour notre amour » ;s’étonne t-il.

Mariage et discrimination interconfessionnelle.

Même si c’est un sujet qu’on n’aborde pas souvent, la discrimination interconfessionnelle est une réalité au Burundi ; C’est ce que témoigne Amina qui, pour se marier a du se convertir en une catholique : « Mon mari est catholique, pour pouvoir se marier j’ai du abandonner la mosquée car aucun Imam ou prêtre ne voulait pas célébrer notre union », affirme t-elle.

Pour Marie Louise, sociologue, elle attache cette forme de « discrimination » à la foi qui pousse les familles à agir dans l’intérêt de leurs convictions : « Plusieurs pensent que si on n’a pas les mêmes croyances ou la même foi religieuse, il est parfois difficile de se tolérer mutuellement, d’où l’idéologie que ce type mariage ne peut pas durer. Mais c’est faux car le mariage n’est pas question de la religion mais de l’amour entre deux personnes » ; souligne cette sociologue.

Il arrive souvent que les familles et les églises ne soutiennent pas un mariage entre deux personnes de différentes religions ; même si je ne suis pas connaisseur dans ce domaine, cette pratique devrait cesser car avant les églises, les hommes existaient et ils se mariaient. On devrait mettre l’amour avant tout car : « L’amour est la première religion », lit-on dans la Bible

Rallye de Ngozi:Au delà du sport;l’autre image de cette course.

Actuellement parlant, plus de cinq after party sont déjà prévus en honneur de cette course automobile. Les « Abatagasi » de tout les coins du pays se donnent rendez-vous à Ngozi,des réservations dans les hôtels ont presque décuplé cette semaine.Cette activité sportive devient de plus en plus touristique ku batagasi bien sûre.

Nous somme à la veille du grand rendez-vous automobile du pays,tout à chacun ne veut absolument pas rater cet événement grandiose;mais je me demande:Sont-ils réellement intéressés par les courses ou bien ils sont attirés,soit par ce silent disco,cet after party avec des Deejays ou par ce karaoké de Kolly the Magic avec son band tout comme moi?

Qui empochent dans une telle situation ?

Lorsque la demande devient supérieur à l’offre, il y a nécessairement une inflation, les organisateur des after party et les detenteurs des milieux de loisir profitent de ces pèlerinages sportifs pour se faire du pognon: »ce weekend le droit d’entrée sera rehaussé à 3000fbu « nous a répondu un Dj de nightclub.

Quant aux chambres, celui qui n’a pas d’amis à Ngozi va payer un sacré paquet de fric je vous jure;Divin habite ngozi,il vient de faire une réservation pour ses amis: »J’ai presque contourné la ville pour trouver des chambres bon marché,il semble que les prix des hôtels montent du jours au jours. »

Mais; chers Amis….!

Chers amis, je vous demande pas de ne pas dépenser votre argent, je voudrais just vous rappeler que ce genre d’événement nous entraînent dans des gaspillages,à refouler nos économies just pour deux nuit à Ngozi.

C’est de festoyer quand l’occasion se présente,mon cher ami verifier ton coffre avant que ces noces de Ngozi n’emportent ton dernier centime.

« Je suis ce que mes parents veulent que je sois », Quand pourrais-je choisir mon destin ?

« J’ai toujours détesté l’odeur des hôpitaux » ; raconte un jeune homme anonyme qui s’apprête à être médecin. « À l’école secondaire j’aimais trop les langues ; pour faire plaisir aux parents, j’ai été contraint de faire la scientifique ».A l’université ses parents lui ont choisi la médecine, la pire des facultés pour lui et maintenant sa mère lui suggère de fiancer son amie d’enfance à tout prix, une proposition qu’il doit rejeter.

C’est un peu bizarre, mais c’est une réalité quand même. À l’horizon du 21eme siècle, il existe encore des parents « aux moyens lourds » qui choisissent toujours à la place de l’enfant enterrant derrière lui ses rêves, ses passions, ses talents, etc.

« Je suis ce que mes parents veulent que je sois, ils ne me laissent jamais choisir ; soit disant qu’ils veulent me protéger et préserver le nom de notre famille », se lamente un jeune étudiant en médecine, qui selon lui devrait poursuivre la carrière linguistique et musicale : « Durant mon enfance, j’adorais le Pop, le Jazz, le RNB, je répétais sans cesse i believe de R-Kelly, je voulais danser comme Michael Jackson ».

Quand on n’a pas le droit de choisir ce qu’on aime…

Le jeune homme a eu une enfance fantastique, il n’a rien manqué de la part de ses parents. Brillant en classe, il n’a pas tardé à obtenir une orientation en cycle supérieur des humanités générales ; jeune poète et amateur de la langue de Molière, ses parents n’ont pas hésité à l’envoyer auprès de Pythagore : « J’avais eu une orientation en lettre moderne. Ma famille me disais que la bonne section était la scientifique, malgré que  je n’appréciais pas les maths, je pouvais pas choisir le contraire ».

Après tant d’années de surprotection et d’obéissances aux choix des parents, le jeune homme a choisi enfin une fois « l’amour de sa vie », mais samère lui suggère de fiancer « l’enfance de sa vie », une chose qu’il ne compte pas accepter : «On a passé une enfance ensemble avant que sa famille s’installe au canada. Elle vient souvent nous rendre visite en vacance, récemment ma mère m’a dit qu’elle ferait une épouse idéale. J’aime quelqu’une d’autre et je compte la présenter qu’elle l’accepte ou pas ».

Il y a toujours des conséquences.

Le rôle des parents n’est pas de choisir ou de dicter ce que les enfants doivent faire, mais plutôt d’accompagner et d’aider l’enfant dans ses choix : « Les hommes qui n’ont pas eu la chance de choisir dans leur vie ont toujours une trouble de personnalité irréversible, manque de confiance et donc manque de compétence », souligne Emmanuel Nimfasha, psychologue.

Des parents choisissent par amour et/ou par ambition, mais cette égoïsme apporte presque rien à l’enfant qui ne rêves que poursuivre ses rêves : « Je me sens comme si j’ai jamais eu ma propre vie »conclut notre jeune homme.

La jeunesse : « Avenir de la nation », pourquoi pas le présent ?

resolution

Alors qu’elle représente la majorité de la population, la jeunesse a toujours du mal à se frayer un bon chemin dans cette  société dominée par ses ainés. Et pourtant leur force et énergie représentent un potentiel exploitable.

Comme la plupart des pays africains, la majorité de la population burundaise est jeune. Plus de 75 % de la population a moins de 35 ans. Curieusement et d’une façon contradictoire, ces jeunes ne bénéficient d’aucune politique efficace pour les sortir de la précarité et participent moins que leurs ainés dans la plupart des processus politiques, certains à cause des barrières légales discriminatoires, d’autres par défiance.

Et pourtant, cette population jeune et active a besoin non seulement d’opportunités et d’espace, mais aussi de modèles qui lui inspirent positivement dans un contexte politique et socio-économique bien maitrisé.

Chemin calvaire de la jeunesse.

Certains d’entre eux sortent des différentes universités ; rêveurs et ambitieux, leur chemin croise une longue aventure de survie dans une société à bord chômage et de concurrence extrême. D’autres n’ont pas étudié ou n’ont pas pu terminer les études. La plupart est employé dans la main d’œuvre et d’autres petits travaux où il ne gagne que la misère.

A cause de cette galère qui hante leur conscience, ils se retrouvent fragiles et faciles à soumettre. Les plus puissants assoiffés d’atteindre leurs fins les manient à leur guise : « J’ai dû coucher avec mon employeur pour que je sois engagée, une erreur qui a failli me coûté la vie »affirme une jeune fille.

On ne peut pas oublier de souligner que la politique maligne utilise la jeunesse dans la recherche de la victoire, mais une fois sur le trône, ses héros ne restent que dans les slogans : « Vous êtes l’avenir du pays, vous êtes la force de la nation», répètent souvent les politiciens.

Nous sommes de l’or négligé !

Chacun peut témoigner, les jeunes regorgent d’innombrables talents, ils sont proclamés l’avenir du pays alors qu’ils peuvent faire d’aujourd’hui une ère brillante. Ils n’ont pas des moyens et des structures d’action adéquates, l’Etat  devrait penser a intégrée la jeunesse dans la prise et l’application des décisions les concernant car ils connaissent mieux  la galère juvénile « nakare umwenge w’inzu umenywa na nyenewo ».

Il est souhaitable que les décideurs multiplient des programmes de volontariat par exemple pour occuper surtout les jeunes lauréats. Et si possible créer plus de Platform d’expression des talents. Mais chers jeunes  sans nous l’Etat seul n’y arrivera pas, nous devons faire face à cette galère en premier.

« Consommer responsable », « interdit aux mineurs » : Deux réalités non burundaises.

Une étude réalisée en 2017 à Bujumbura révélait qu’environ 50% des mineurs burundais scolarisés consommaient de l’alcool. Selon OMS, le Burundi est le 17eme consommateur de l’alcool en Afrique, soit 6,2 litres par an et par individu âgé de plus de 15 ans. Le plus inquiétant est que ces chiffres vont crescendo.

« Consommer responsable », « interdit aux moins de 18 ans » ; deux petits mots ancrés sur les emballages des produits alcoolisés. Néanmoins, les Burundais n’y attachent pas une grande importance : « Qu’il soit mineur ou pas, je m’en souci pas trop car même son père lui emmène boire  souvent », m’a répondu une serveuse en ouvrant une bière fraiche à un mineur.

La consommation excessive de l’alcool surtout dès le bas âge est un couteau à double tranchant. Pour le cardiologue Eugène Ndirahisha, elle est à l’ origine de la prolifération des maladies de tout genre, aux complications fatales : «  Je ne comprends pas à quoi ressemblera l’avenir de ces jeunes qui s’adonnent à la bière. Celui qui ne sera pas responsable passera très tôt, des maladies cardiovasculaires d’alcool ont été dépisté chez  certains jeunes de moins de 40ans ».

A quoi sert la loi ?

La loi est mise en place pour être appliquée et punir quiconque passer en dehors de lui. Et si l’on a interdit la consommation de l’alcool aux mineurs, pourquoi ils en consomment autant même sous les yeux de l’administration ?

Le juriste Ntanyungu Ladislas déplore la négligence de l’administration locale face à cette problématique : « Ce n’est pas facile mais si on y met de la rigueur, ça peut aller mieux. Par exemple, on peut exiger une amende considérable aux personnes qui servent l’alcool aux mineurs ou dans des cas d’excès alcoolique ».

Mais la tradition est en jeu….

La consommation de la bière est une tradition au Burundi, à chaque occasion le burundais partage un verre. Il est comme un symbole d’affection mutuelle entre les individus ou familles.

« Quand mon père s’achetait de la bière, il me donnait une petite quantité dans un verre et j’ai grandi en buvant, c’est une tradition».Raconte Junior, un amateur de la bière.

On ne peut pas compter les effets de l’alcool sur la vie d’une personne ou d’une nation. Mais pour préserver un bon avenir, on peut doubler, tripler, voire même décupler l’effort afin de réduire des conséquences ultimes.

Il faut que la loi soit opérationnelle surtout sur ces cas d’alcoolisme précoce. Si on se laisse coincer dans la tradition, on risque de se bruler les mains « kuko ni nkura mu mubindi nkukure mubagabo ».