« Notre Primus n’est plus le même »qu’en dites-vous?

 Les consommateurs de la célèbre bière Primus se plaignent qu’il a changé de goût dernièrement. D’autres attestent que leur boisson a changé de goût il y a bien longtemps : «  Notre cher Primus a changé de goût le jour où on a changé sa bouteille ».Le blogueur Mugenzi Edgard a séjourné avec quelques consommateurs fidèles.  

Il est 18h à Ngozi. Nous sommes dans un bar, des personnes de tout âge se regroupent sur des tables embellies par différentes sortes de boissons. Curieux des lamentations de plus d’un, j’approche un petit groupe de jeunes pour s’entretenir : « Le goût a carrément changé ces derniers temps, on dirait que le Primus devient de plus en plus sucré et moins savoureux qu’avant », raconte Elouard (pseudo), fidèle consommateur de Primus.

Je continue à me balader bar après bar, la majorité répète la même chanson : « Notre Primus n’est plus le même ». Soudain, je tombai sur une table de vieillards et me racontèrent le bon vieux temps de la bière « rufuku ».

L’ancien Primus qu’on surnommait « rufuku » n’a rien à voir avec le Primus d’aujourd’hui, il était bon et savoureux. Pour Balthazar, le Primus a change de goût, il y a longtemps : «Je consomme la bière depuis plus de 20 ans, Au fur des années, on a assisté à des changements importants sur Primus. En effet notre cher Primus a changé de goût le jour où on a changé sa bouteille ».

Clin d’œil pour BRARUDI

Plusieurs, facteurs peuvent expliquer les causes de ce changement soudain comme la vétusté des matériaux, les matières premières, etc.  « Seuls les fabricants peuvent bien expliquer cette cause. Elle peut être liée aux matières premières ou aux matériaux et autre chose », selon Audifax, expert en TIAA.

Au Burundi, quand on parle de la bière la plupart entend Primus. Cette réputation a pris beaucoup de temps pour être construite, plusieurs  effets peuvent induire quelques changements même inattendus. Pour maintenir la fidélité de la clientèle, il est préférable de tenir en considération le feedback des consommateurs car : « une bonne publicité est un client satisfait ».

Concours national 2019 : Quelles sont les causes des mauvais résultats ?

Sur plus de 100 000 candidats, seulement environ 14 000, soit 14% ont pu avoir la moitié (100/200). Comparativement à l’année  précédente, le concours national fut un échec, une situation qui laisse plus d’un s’interroger la cause. En réalité, plusieurs facteurs entre en jeu.

Dans un pays  comme le Burundi  où la pauvreté va crescendo, ce n’est pas trop  surprenant d’observer des décadences dans différents secteurs. Pontien Ntimpirangeza est enseignant dans divers universités au Burundi, pour lui la grande partie de cet échec est due à la pauvreté : « Quand l’élève n’est dans une atmosphère agréable pour l’apprentissage, il se concentre peu. La majorité sont issues des familles pauvres et sans doute les soucis familiaux affectent sa carrière scolaire ».

Cet universitaire souligne ensuite le manque des matériaux scolaires, surnombre dans les classes et le manque de certains supports didactiques : « Malgré tous les efforts que fournit l’Etat, on n’arrive pas à satisfaire le besoin. Dans la plupart des cas, les classes sont inondées par un grand nombre d’élèves, ce qui rend le suivi trop difficile, sans oublier le manque des matériaux, surtout les livres.»

Même si plusieurs facteurs peuvent expliquer cette rechute, on ne peut pas nier la responsabilité des élèves dans cette affaire : « jeunes et turbulents, ils arrivent à être complètement irresponsables et lorsque le parent n’est pas vigilent l’enfant peut ne pas s’en sortir » ajouta Père Raymond pédagogue et ancien Directeur du lycée Don Bosco.

 Piste des solutions

Pour trouver un remède durable pour cette galère, il faudra des innovations dans plusieurs domaines, en commençant par le secteur d’éducation : « Pour réduire cette galère, il faudra des reformes nombreuses et dans différents secteurs pour améliorer en premier lieu les conditions de vie de l’élève burundais. Mais le plus urgent est de procurer des matériaux et infrastructures adéquates aux écoles secondaires », souligne Marius, enseignant.

Selon un rapport de la banque mondiale, le taux de pauvreté au Burundi culmine à 74.7%, raison qui explique entre autre les conditions de la plupart des élèves. Ce n’est pas un secret, plusieurs ménages mangent une fois par jour au Burundi ; l’expansion du programme de cantine scolaire qui consiste à nourrir les élèves à midi serait une béquille pour l’apprentissage.

Et si le courage des sujets et la vigilance des parents ne tiennent pas, on ne pourra pas arriver à se remettre de cette galère facilement.

Tout le monde s’indigne, mais cette coutume n’est pas nouvelle

Chaque année, l’Examen d’Etat laisse toujours des traces, des cas des tricheries extrêmes, des élèves qui accouchent pendant  la session, et bien d’autres insolites. Cette année fut marquée par des élèves qui célèbrent en déchirant les uniformes, cette effervescence risque de coûter cher, mais cette tradition date de jadis.

Chaque élève rêve de se voir hors uniformes, se débarrasser de la coiffe « à la Janvière »et patati patata. À ce jour là chacun festoie  à sa façon, se félicite de pouvoir se retirer d’un poids lourd et des surcharges scolaires. «Pour moi, terminer l’école secondaire est comme passer d’une classe sociale à une autre bien meilleure. Même si en réalité c’est un petit pas, ça vaut la peine de s’éclater », raconte Anderson, lauréat du Lycée Don Bosco.

Cette tradition n’est  pas nouvelle !

A part cette année que les images furent trop rependues, c’étais comme tradition d’abimer son uniforme après examen d’Etat pour la plupart de lauréats.

« J’ai fait l’examen d’Etat en 2000 », raconte Léon; « A notre époque, après l’examen chacun prenait un stylo et mettait un mot ou signature sur la chemise de son camarade » ; il ajoute qu’il y avait même ceux qui les déchirer en mille morceaux ou les brûler tout en chantant les chants de victoire autour du feu.

Quant à Yvan, lauréat de 2016, il ne nie pas d’avoir eu mille signatures sur sa chemise même s’il n’est pas arrivé à la déchirer : « On mettait des signatures et des mots de tout genre sur nos chemises, mais réellement, on n’avait pas de mauvaises intentions. C’étais une façon de dire adieux à l’école secondaire».

Les punitions régleront ils le problème?

Dans une telle situation, ce n’est pas bien d’infliger des punitions comme ça, il faut penser plutôt à éradiquer cette pratique mais d’une autre façon : « Après une semaine d’inquiétude devant un examen qui définira peut être sa vie, c’est normal qu’un jeune adolescent fasse des folies à cause de l’engouement. En tant que parent, c’est normal de donner une deuxième chance » ;  suggère Emmanuel Nimfasha, psychologue enseignant à l’Université de Ngozi.

Cette Universitaire ajoute qu’il est temps d’ajouter dans le règlement scolaire des articles définissants les punitions prévues après l’examen d’Etat pour certaines conduites.

Pour Yvan Giriteka, si les choses sont arrivées là, c’est qu’on n’a pas su prévenir avant : « Ces élèves ont été pris par l’ignorance. Au lieu de comprendre l’acte, tout le monde s’indigne ».

Et si les images n’étaient pas diffuser autant, personne n’aurait remarqué grand-chose, maintenant que ça attire l’attention de tous, les meilleures mesures à prendre ne sont pas de déchirer leurs diplômes parce que il y a plusieurs qui ont commis la même erreur mais qu’on ne peut pas identifier. L’idéal serait de prévenir pour les prochaines années.

Tout le monde s’indigne, mais cette coutume n’est pas nouvelle

Chaque année, l’examen d’Etat laisse toujours des traces, des cas des tricheries extrêmes, des élèves qui accouchent pendant  la session, et bien d’autres insolites. Cette année fut marquée par des élèves qui célèbrent en déchirant les uniformes, cette effervescence risque de coûter cher, mais cette tradition date de jadis.

Chaque élève rêve de se voir hors uniformes, se débarrasser de la coiffe « à la Janvière »et patati patata. À ce jour là chacun festoie  à sa façon, se félicite de pouvoir se retirer d’un poids lourd et des surcharges scolaires. «Pour moi, terminer l’école secondaire est comme passer d’une classe sociale à une autre bien meilleure. Même si en réalité c’est un petit pas, ça vaut la peine de s’éclater », raconte Anderson, lauréat du Lycée Don Bosco.

Cette tradition n’est  pas nouvelle !

A part cette année que les images furent trop rependues, c’étais comme tradition d’abimer son uniforme après examen d’Etat pour la plupart de lauréats.

« J’ai fait l’examen d’Etat en 2000 », raconte Léon; « A notre époque, après l’examen chacun prenait un stylo et mettait un mot ou signature sur la chemise de son camarade » ; il ajoute qu’il y avait même ceux qui les déchirer en mille morceaux ou les brûler tout en chantant les chants de victoire autour du feu.

Quant à Yvan, lauréat de 2016, il ne nie pas d’avoir eu mille signatures sur sa chemise même s’il n’est pas arrivé à la déchirer : « On mettait des signatures et des mots de tout genre sur nos chemises, mais réellement, on n’avait pas de mauvaises intentions. C’étais une façon de dire adieux à l’école secondaire».

Les punitions régleront ils le problème?

Dans une telle situation, ce n’est pas bien d’infliger des punitions comme ça, il faut penser plutôt à éradiquer cette pratique mais d’une autre façon : « Après une semaine d’inquiétude devant un examen qui définira peut être sa vie, c’est normal qu’un jeune adolescent fasse des folies à cause de l’engouement. En tant que parent, c’est normal de donner une deuxième chance » ;  suggère Emmanuel Nimfasha, psychologue enseignant à l’Université de Ngozi.

Cette Universitaire ajoute qu’il est temps d’ajouter dans le règlement scolaire des articles définissants les punitions prévues après l’examen d’Etat pour certaines conduites.

Pour Yvan Giriteka, si les choses sont arrivées là, c’est qu’on n’a pas su prévenir avant : « Ces élèves ont été pris par l’ignorance. Au lieu de comprendre l’acte, tout le monde s’indigne ».

Et si les images n’étaient pas diffuser autant, personne n’aurait remarqué grand-chose, maintenant que ça attire l’attention de tous, les meilleures mesures à prendre ne sont pas de déchirer leurs diplômes parce que il y a plusieurs qui ont commis la même erreur mais qu’on ne peut pas identifier. L’idéal serait de prévenir pour les prochaines années.

L’écriture mystérieuse des médecins, une tradition à bannir.

Tout le monde peut témoigner! On dirait qu’après leurs études, certains médecins contractent un syndrome d’écriture en zigzag. Mais s’ils ont pu faire des longues années d’études, rédiger la lettre d’emploi lisiblement. Où est ce qu’ils héritent cette écriture? Qui en payent les conséquences? Cette coutume devrait cesser pour le bien du patient.

Certains le fassent comme un simple amusement, oubliant derrière eux ce qu’ils ont appris, mettant à part les dangers que représente une mauvaise ordonnance médicale. Très innocent, le malade se retrouve seul à payer les conséquences : « L’ordonnance n’était pas lisible, je ne voulais pas poser de questions car je croyais que le pharmacien la lira à ma place », raconte Yvan trouvé au lit d’hôpital.

Par malheur le jeune homme n’a pas eu ce qu’il voulait, le pharmacien tomba lui aussi dans le piège de l’écriture mystérieuse: « Je me suis dépêché dans une pharmacie proche pour acheter les médicaments. Cependant le pharmacien se trompa et me donne le médicament qui ne m’était pas prescrit, résultat je suis hospitalisé à cause des effets indésirables médicamenteux. »

Ordonnance erronée, une arme à feu

Les médecins ont l’obligation de rédiger lisiblement l’ordonnance et assurer le suivi du malade depuis la consultation jusqu’à la guérison : « En principe, un bon médecin assure le suivi de ses patients afin de prévenir les erreurs médicamenteuses ultérieures », Selon Dr Julie Bigirimana

Pour le pharmacien Dr Ignace Mbonicura; une ordonnance illisible est comme erronée, elle est une arme à feu potentielle: « Cette document médico-légal relie le médecin, le patient et le pharmacien. En cas de faillite de l’un, c’est tout le circuit qui échoue mais la victime majeure reste le patient. »

En premier lieu, il ne va pas guérir; En deuxième lieu il va subir les effets secondaires du mauvais médicament qui peuvent être parfois nocifs voire même fatals : « Les médecins devrait prendre l’ordonnance comme un document fatal, pas un objet comme un simple morceau de papier », répète-t-il.

Pourquoi n’est pas imprimer les ordonnances?

Pour des raisons de rapidité, de fatigue, de plusieurs rendez-vous, Certains médecins accordent peu d’attention à ce qu’ils écrivent sur l’ordonnance alors qu’une simple erreur peut valoir la vie.

Comme la technologie est devenue un remède, il faudrait imprimer à la machine les ordonnances là où c’est possible, pour éliminer les doutes de l’un ou de l’autre et préserver la santé des patients innocents.

Santé : Alcool + tabac, drogue pure et létale

Chaque année, l’alcool fait plus de 3 millions de victimes , parallèlement le tabac cause plus de 6 millions de morts ; ces derniers sont les principales sources de la mort de l’homme . Cependant la consommation du tabac peut induire celle de l’alcool et vice versa et leurs effets ne diffèrent guère de ceux des drogues connues. Dr Eugene Ndirahisha en parle plus.


Dr Ndirahisha Eugène est un cardiologue. Pour lui, l’alcool combiné avec le tabac est le pire desdrogues: « La Nicotine réduit l’effet hypnotisant de l’alcool, par conséquent le sujet s’expose à laconsommation excessive à la fois de l’alcool et du tabac qui, à la longue, induit une addiction difficile a combattre. »


Dans des cas de consommations abusives, la mort est précoce suite aux complications cardio-vasculaires, respiratoires et rénales, etc. «Dans cette situation, il y aura sans doute la survenue des maladies cardio-vasculaires, respiratoires, …qui par la suite entraineront des complications chroniques
qui ne laisseront quasiment pas la victime en vie pendant longtemps », répète t-il.


Arrêter, un défit possible.

«Au départ, je buvais l’alcool seulement », raconte anonymement un jeune homme qui a connu l’abus du tabac et de l’alcool : «J’ai fumé pour la première fois par curiosité et ce jeu m’a coûte cher ».Par la suite, il a tombé sous les pieds de son jeu : « Je me suis retrouve dans un état de dépendance absolue.»


Quand il sortait avec ses camarades, chaque bouteille de bière s’accompagnait d’une cigarette. En dépit des tentatives d’arrêt, il ne pouvait pas échapper facilement à cette coutume: « Chaque fois que jeprenais un verre, une envie de fumer qui dépassait ma volonté m’envahissait et je finissais par céder. »


Cependant après de longues années d’abus, la sante de ce jeune se détériora : « Du jour au lendemain,
mon état de santé devenait de plus en plus fragile. C’est comme ça que je me suis retrouvé au lit d’hôpital avec une tuberculose, à ma sortie j’ai enfin pris la décision », récite t-il.


Préservons notre santé avant qu’il ne soit trop tard


« Même si j’avais arrêté de fumer, je prenais peu d’alcool. À chaque goutte de bière je devais lutter pour n’est pas oser allumer une cigarette. J’ai du arrêter de boire pour sauver ma peau », ainsi témoigne notre jeune homme dans une entrevue.


La plupart de jeunes s’adonnent à fumer par curiosité ou par influence de leurs proches et se rendent compte du risque encouru un peu plus tard. Et si l’alcool et le tabac sont une menace pour la santé,pourquoi continuer leur trafic?Pour le prétexte de consommation responsable ? Car ils génèrent des taxes et revenu important? Mais la vie n’a pas de prix!

Carence d’enseignants dans les Universités : faudrait-il se confier au salut du BMD ?

En 2015, environ 60% d’enseignants  de l’université du Burundi atteignaient l’âge de retraite. Récemment, une visite effectuée dans trente-trois institutions d’enseignement supérieur privées a laissé remarquer un manque criant de ressources humaines spécialisées.Le système BMD réduira t-il la galère ?

Un enseignant spécialiste est une perle rare en ce moment. La plupart sont en âges avancées, dispensent des cours dans plusieurs Universités, d’autres sont embauchés par des institutions non académiques et passent partiellement pour enseigner.

 Cependant, cette situation perturbe la chronologie des activités et au bout de compte, c’est l’étudiant qui reste victime. Contraint de faire une semaine blanche, suite au manque d’un professeur, Ferdinand est l’un des étudiants de l’Université de Ngozi en Médecine, déplore que ces irrégularités altère leur travail : « Nous n’étudions pas selon l’horaire académique, mais selon la disponibilité de l’enseignant. »

Le pire est quand aucun professeur n’est disponible : « Lorsque il n’y a pas d’enseignant disponible, nous restons à la maison à attendre. Et quand ils viennent, il y a certains qui tentent à écouler le programme rapidement ; résultat non seulement l’année académique s’allonge mais aussi certains d’entre nous rentrent tête vide. » Déclare Axel, le délégué de classe.

Programme BMD: qualité ou quantité ?

Les bourses d’études  valent de l’or, le gouvernement et ses correspondants font de nombreux efforts. Cependant, le Burundi reste dans le déficit de cadres dans l’enseignement supérieur. 

L’Université de Ngozi se prépare à l’ouverture des programmes de master.  Dr Liboire Ngendahayo, directeur académique salue l’initiative d’instauration du programme BMD (Baccalauréat, Master, doctorat) au Burundi: «Malgré qu’on rencontre les défis du matériel et du personnel ; ce programme permettra la formation d’un bon nombre de maîtres et docteurs qui pourront combler le vide. »

Ainsi, il ne doute pas que progressivement la formation pourra atteindre le sommet : «On commence petit pour grandir ; c’est mieux qu’aller s’instruire toujours ailleurs. On ne compte pas seulement sur la quantité des lauréats mais en particuliers sur la qualité de la matière. »

Vaut mieux prévenir que guérir

Parvenir au sommet est un long chemin qui nécessite des sacrifices au niveau organisationnel, du personnel et de l’étudiant. Et si l’on se heurte à la carence du matériel et du personnel au niveau baccalauréat ; qu’’en est- il pour les maîtrises, les doctorats ?

En effet, l’audit a bel et bien confirmé l’insuffisance du matériel d’appui à l’enseignement.18 sur 33 institutions ont eu une note inférieure à 50%. L’application du programme BMD doit être rigoureuse et surveillée surtout dans les Universités privées.

Au contraire, on pourra se retrouver dans une impasse. Sauf quelques exceptions, le problème de laboratoires, de bibliothèques, d’infrastructures adéquates ; n’est pas encore résolu. C’est pourquoi que la mis en œuvre du programmer BMD irait de paire avec l’initiative de booster le matériel et le personnel par exemple en favorisant les partenariats nationaux et/ou internationaux.

Made in Burundi : victime de la gratuité de made in china ?

Les importations couvrent plus de 70% sur le marché intérieur. Malgré les efforts entretenus pour soulager cette situation, le made in Burundi n’arrive plus à s’imposer dans les cœurs des citoyens ; pour des raisons multiples, entre autre la qualité, le prix, préjugées de plus d’un, etc. Très accessible, le made in china reste maître dans plusieurs marchés au Burundi. Chacun devrait s’en inspirer pour optimiser le made in Burundi.

À l’intérieur du pays, le made in Burundi est représenté en grande partie  par un amalgame de boissons (jus, lait, bières, tangawizi,…), différents types de produits agro-alimentaires, textiles, certaines marques de cuirs (sacoches, ceintures, chaussures,…), etc.

Concrètement, il est concurrencé par les produits extérieurs homologues. Certains clients contestent sa disponibilité, sa qualité, son prix,… boycottent  leurs propre produits au profit de made in china renommé bon marché.

 Ingabire Axel est un jeune trouvé dans  un magasin d’habits made in china, il donne ses propos sur made in Burundi : « C’est bien de porter made in Burundi mais ça coute cher. Par exemple, un tissu pour un pantalon et une chemise me couterait plus 20 000fbu, mais pour la même somme, ici, je prends un pantalon et un t-shirt. »

Quant a Nadia, c’est une fane de made in Burundi, souvent elle se heurte à la disponibilité de certains produits sur le marché : « j’adore les sacs à main, les ceintures, les chaussures, les modèles burundaises, mais je  ne les trouve pas souvent sur tous les marché. Et dans certains cas ils ont un prix élevé par rapport à certains modèles importés. »

Comment booster les compétences de made in Burundi

Les lacunes résident surtout dans les petites entreprises qui se heurtent souvent au manque de moyens et matériaux adéquats pour  produire la qualité et la quantité souhaité.

Barikwishi Jean Claude est un expert dans le commerce international, Pour lui, il y a beaucoup à faire pour booster les compétences de made in Burundi : « D’abord la qualité des produits mise sur le marché doit être régulièrement contrôlée. L’autre alternative est de booster la quantité et la diversité d’articles  made in Burundi. »

Il souligne ensuite que pour compéter avec d’autres produits, il faudra innover un système de marketing et  publicité solide, et créer sa propre identité : « certaines entreprises surtout des boissons réutilisent des emballages d’autres compagnies ou n’ont pas encore d’emballage spécifique, ce qui peut  reprocher l’impeccabilité du produit. »

Ajoutons, qu’il est souhaitable d’augmenter le nombre de magasins exclusivement made in Burundi, des foires d’expositions et ateliers pour réduire le boycottage de nos propre produits qui fait tomber nos entreprises au profits des firmes étrangères .

De la bourse à la prêt-bourse: Où se trouve la part des Universités privées?

L’ordonnance conjointe partant conditions, modalités d’octroi, de retrait et de reconduction du prêt-bourse stipule l’octroi mensuel d’un emprunt compris entre 60.000fbu et 150.000fbu aux lauréats 2016-2017,selon le niveau d’étude. Contrairement à ceux de l’Université du Burundi, les étudiants des Universités privées n’ont rien reçu, une situation qui laisse la plupart d’eux s’interroger au sujet de leur sort.

En effet, les conditions d’octroi du prêt- bourse n’excluent guère ceux des Universités privées. Apparemment, ces deniers n’ont rien reçu jusqu’aujourd’hui, pas même une réponse à ceux qui y avaient postulé : « Ça fait plus d’une année que nous avons postulé au prêt-bourse, personne n’a eu le feedback à part nos promotionnaires de l’Université du Burundi. » Dévoile Elvis, étudiant à l’Université lumière.

 Qualifia d’injustice, Bethel  étudie a l’université de Ngozi, il espérait améliorer ses conditions d’études avec l’emprunt, se retrouva déçu malgré l’espoir qu’il avait lors du dépôt du dossier : « Il semble que nous sommes oubliés, on devrait nous traiter au même pied d’égalité, nous sommes tous enfants d’une même nation. »

Quant aux autorités académiques, La plupart n’en parle pas grand chose, ils suggèrent d’attendre: « Nous avons envoyés les dossiers au bureau des bourses et des stages, nous attendons leur réaction. Le traitement de ces dossiers est délicat, ça prend du temps »répond Coyitungiye Anita, chef de service scolarité a l’Universite de Ngozi

Les effets secondaires ne manquent pas.

Bien que ce système fût instauré pour permettre à un plus grand nombre de jeunes lauréats d’accéder à l’enseignement supérieur, l’attribution de l’emprunt ne devrait pas faire autant d’exceptions entre les bénéficiaires.

Même si l’on estime que ceux qui fréquentent les Universités  privées disposent des moyens, soient disant suffisants pour couvrir la totalité des frais académiques, c’est trop difficile pour la plupart de tenir le coup avec la crise économique qui grimpe du jour au lendemain: « Orienté en Géographie, je rêvais de devenir informaticien. Dans l’espoir de décrocher le prêt-bourse, je me suis inscrit  dans une Université proche de chez moi. »Raconte Claver qui s’est trouvé dans l’obligation de céder son rêve.

Il faut accorder une même chance

L’application d’un tel décret ne concorde pas toujours avec la faisabilité attendue, mais si bien conçu ne s’écarte pas largement de son champ. Il faudra donc prochainement dans le budget, souligner encore la parité des frais de prêt-bourse dans les Universités. Et si possible, réviser le projet pour accorder la chance à tous.

Pour le premier cycle par exemple, l’emprunt annuel s’élève à 720.00fbu, beaucoup plus que le minerval dans de plusieurs Universités Privées au Burundi. Cette somme pourra couvrir une grande partie de charges académiques à celui qui veut poursuivre la faculté de son rêve.

Burundi : Lorsque les autres vont à l’école, je pars mendier.

Le 16 juin de chaque année, le monde célèbre la journée de l’enfant africain. Néanmoins, les conditions de l’enfant burundais restent précaires. Plus de 5000 gamins galèrent dans les rues ; portefaix ou mendiant la plupart d’eux. Leur mode de vie mérite une compassion.

Il est 13h à Ngozi. Les élèves rentrent de l’école ; d’autres se dépêchent pour aller prendre le repas de midi, le mouvement est vif au centre ville. Dans différents coins de la rue, surtout devant les portes de restaurants  s’agglomèrent de petits groupes d’enfants de 8 à 12 ans. Avec des visages pitoyables, ils implorent tous les passants: « mfasha boss,ndashonje,ngurira agatumbura,… »Répètent t- ils.

Orphelins certains d’entre eux, d’autres ont bel et bien des familles. « J’ai 10 ans, je suis né dans une famille de 7 enfants. Ma mère est ouvrière, elle ne peut pas nous nourrir », déclare Miburo contraint de mendier pour survivre. « Quand elle part travailler, elle nous envoie en ville pour mendier afin de compléter ses revenus. » : Raconte t-il.

Et pourtant, ils ont des rêves.

Malgré leurs conditions de vie inhumaines, ils auraient aimé fréquenter  l’école, une académie de foot ou  une école musicale, etc. Ndiho est un petit enfant qui a fréquenté l’école primaire, à cause de la pauvreté familiale, il a choisi chercher la bouffe dans la rue : «À la maison, on mange le soir seulement, l’école est trop fatiguant, je ne pouvais pas résister, quand les autres vont a l’école, moi, je vais mendier, je n’ai pas d’autre choix. »

Connu sous le sobriquet de Messi, Eric aime le football, mais il se voit loin de réaliser son rêve car la misère l’a condamné à la mendicité : « J’adore le foot, mais on ne peut pas jouer ventre vide. Et d’ailleurs personne ne veut jouer avec un petit mendiant, je dois d’abord  chercher quoi mettre sous la dent car à la maison on ne mange que le soir. »

Ensemble, on peut trouver des solutions

Avec un taux de fécondité de plus de 5 enfants par femme. Environ 58% des enfants moins de 5 ans souffrent d’une malnutrition chronique, l’un des taux les plus élevés au monde. Emmanuel Rukundo est un sociologue, il propose l’augmentation des revenus et la maitrise démographique : « L’enfant ne peut pas quitter la famille s’il y trouve du confort. Il faut d’abord augmenter le nombre de revenus, puis maitriser la croissance démographique pour créer un endroit favorable a l’enfant ».

Les centre d’accueilles ne suffisent pas pour prendre en charge les enfants de la rue ; c’est pourquoi qu’il est nécessaire que chaque fait son propre initiative au moins pour diminuer le nombre. L’Etat doit renforcer les programme de cantine scolaire, tout en sensibilisant la population surtout  rurale de répondre à la limitation des naissances.